CryoStem

Réseau National de Recherche Translationnelle sur les Complications de l’Allogreffe

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Les Ressources

CryoStem est une collection d’échantillons biologiques de couples Donneur/Receveur pré- et post-allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Sont mis à disposition de la communauté scientifique: plasma, culots leucocytaires secs et cellules mononucléées viables en DMSO.

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Nos Soutiens

CryoStem reçoit le soutien de nombreuses associations et d’institutions publiques sans qui le projet n’aurait pu voir le jour et s’émanciper aussi rapidement.

 

Un grand merci à tous !

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Le projet CryoStem

CryoStem est un projet de recherche médicale. Il fait partie des 10 projets sur 44 retenus par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) en 2011 dans le cadre de l’appel à projets « Cohortes » financé par le grand emprunt « Investissements d’Avenir ». Une cohorte consiste à suivre pendant plusieurs années une population de sujets, sains ou malades, afin d’étudier sur le long terme de nombreux déterminants de la santé et leurs interactions avec différents facteurs, génétiques ou environnementaux par exemple.
Il est coordonné par le Pr Peffault de Latour de l’Hôpital Saint-Louis pour la partie clinique, par le Dr Calmels de l’Institut Paoli-Calmettes pour la partie biologique, et par deux chefs de projet, Mme Claire Fontenille et Mme Emilie Robert.
La cohorte biologique CryoStem a obtenu l’ensemble des autorisations réglementaires, à savoir Ministérielle, CPP, CCTIRS et CNIL en 2012. La Gouvernance a été certifiée ISO 9001:2008 en janvier 2015 pour le management et la coordination du réseau CryoStem, constitué de 33 unités de greffe et de 23 CRB (Centres de Ressources Biologiques) associés.
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  • Incidence GvHD 60%
  • Taux de mortalité dûe aux conséquences de la GvHD 15%

Qu’est ce que la GvHD ?

La réaction du greffon contre l’hôte ou Graft versus Host Disease (GvHD) est une maladie rare qui affecte des patients atteints d’hémopathies malignes, ayant reçu comme ultime traitement une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques, issues de la moelle osseuse d’un donneur. Cette maladie est une complication de la greffe.
Tout le monde a déjà entendu parler du «rejet des greffes». Mais dans ce cas, beaucoup moins connu, pourtant très fréquent, c’est le greffon (la moelle du donneur) qui attaque le patient – l’hôte. La moelle du donneur est en effet «utilisée» pour détruire les cellules cancéreuses résiduelles – c’est l’effet bénéfique recherché – mais elle s’attaque aussi, et malheureusement, aux tissus sains, créant ainsi une maladie (la maladie du greffon contre l’hôte) susceptible d’entraîner des complications sérieuses, voire le décès du patient.

On distingue 2 formes de maladie du greffon contre l’hôte :
– La forme dite aiguë est d’installation rapide après la greffe avec une atteinte de cibles préférentielles telles que la peau (érythèmes …), le foie (anomalies hépatiques biologiques) et le tube digestif (diarrhées). Les corticoïdes restent le traitement de première intention, souvent associés à la poursuite des immunosuppresseurs utilisés en prophylaxie. En cas de réponse à ce traitement, la GvHD aiguë est dite corticosensible. En l’absence de réponse, on parle de corticorésistance ; un nouveau traitement par immunosuppresseur doit alors être entrepris.
– Lorsque la réaction apparaît au-delà de 100 jours post-greffe, on parle alors de GvHD chronique : le nombre d’organes cibles et le type d’atteintes sont très polymorphes. Le diagnostic est avant tout clinique. La décision d’un traitement sera prise en fonction de la gravité des symptômes et de l’état du patient.
Cette maladie est aujourd’hui responsable d’un taux élevé de morbidité et de mortalité après greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques. Sa physiopathologie est encore peu connue chez l’homme. De même, les facteurs prédictifs associés à la survenue de cette maladie, à la réponse aux traitements ou au pronostic à long terme ne sont pas élucidés.

Ainsi l’enjeu actuel pour les équipes soignantes et les patients est de faire progresser la compréhension de cette maladie afin d’améliorer l’efficacité thérapeutique de la greffe de moelle, c’est-à-dire de privilégier l’effet anti-cancéreux tout en limitant les effets délétères de la maladie. Pour ce faire, les équipes de recherche ont besoin de ressources, financières mais avant tout biologiques : comme pour toute maladie rare, la clé des avancées thérapeutiques réside dans le nombre et la qualité des spécimens biologiques dont les chercheurs peuvent disposer.
CryoStem a ainsi pour premier objectif  de constituer une cohorte biologique la plus exhaustive et homogène possible, et pour deuxième objectif de la partager avec la communauté scientifique. CryoStem est aujourd’hui la seule alternative pour mieux comprendre le facteur limitant majeur de la greffe qu’est la maladie du greffon contre l’hôte.

Qu’est ce qu’un Centre de Ressources Biologiques ?

Le terme de Centres de Ressources Biologiques (CRB) est apparu formellement en 1999 à l’issue du travail de l’OCDE sur les ressources biologiques. Selon la définition de l’OCDE, les CRB sont un élément essentiel de l’infrastructure sur laquelle s’appuient les biotechnologies. Ces recommandations initiées par l’OCDE concernent les organismes détenant des ressources biologiques et leurs données associées que celles-ci soient d’origine végétale, microbienne, animale ou humaine et dont le rôle principal est de mettre à disposition de la recherche scientifique et biotechnologique des bioressources de qualité.

Leur rôle

Dans le cadre de notre projet, les CRB sont les partenaires assurant la préparation et la conservation des échantillons dérivés des prélèvements sanguins effectués dans les unités de greffe.
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